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Définitions

Définitions

 

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Les dyspareunies sont très fréquentes chez les femmes, y compris chez les femmes jeunes. On parle de dyspareunie en cas de douleurs récurrentes pendant ou après des rapports sexuels. Elles peuvent être ressenties chez l’homme et la femme. Néanmoins, la dyspareunie est un terme médical qui est généralement employé pour désigner les douleurs perçues par les femmes.  

 

 

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Il n’est pas toujours facile de faire la différence entre la dyspareunie et la vulvodynie. Pour faire simple, la dyspareunie est une douleur interne (à l’intérieur du vagin). La vulvodynie est plus une douleur externe (au niveau des lèvres ou de l’entrée du vagin), déclenchée par un contact (avec le pénis par exemple) ou spontanée. La dyspareunie et le vaginisme sont également deux troubles distincts, même s'ils peuvent parfois être liés. Le vaginisme se traduit par des contractions des muscles du vagin empêchant ainsi toute forme de pénétration alors que dans le cas de la dyspareunie, la pénétration est possible, mais (très) désagréable, en raison des douleurs internes pendant les rapports sexuels. 

 

 

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La douleur peut apparaître au début de la pénétration, à l'entrée du vagin (dyspareunie superficielle) ou quand la pénétration est complète, au fond du vagin (dyspareunie profonde). Elle peut être localisée ou diffuse, avoir toujours existé (dyspareunie primaire) ou apparaître à un moment particulier de la vie sexuelle, après une période de rapports non douloureux (dyspareunie secondaire). Les femmes décrivent ressentir les sensations de brûlures, piqûres, coupures, picotements et/ou démangeaisons. En fonction de l’origine de la dyspareunie, la douleur peut être accompagnée de pertes de sang, de sécrétions vaginales ou d’odeurs fortes anormales. 

Il existe des dyspareunies globales, avec des douleurs persistantes dans toutes les situations, quel que soit le partenaire, à chaque tentative de pénétration (pénis, doigt, tampon, spéculum etc.) et des dyspareunies partielles, avec des douleurs ressenties dans certaines situations uniquement (par exemple avec un partenaire et pas avec un autre, lors de rapports sexuels, mais pas avec des tampons ni pendant les examens gynécologiques, etc.). 

 

 

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Les conséquences de la dyspareunie peuvent peser fortement sur l'équilibre sexuel et affectif des partenaires. Les femmes qui en souffrent ressentent souvent une très forte culpabilité et l'idée de ne pas pouvoir "être comme tout le monde" leur est insupportable. Certaines d’entre elles préfèrent même éviter les gestes d'affection du partenaire (caresses, baisers, etc.) par peur qu'ils ne conduisent à un rapport sexuel douloureux. Les hommes quant à eux, se sentent souvent démunis. Par ailleurs, les appréhensions de la femme et les stratégies d'évitement qui en découlent, peuvent être interprétées par le conjoint comme étant un désintérêt sexuel ou un manque d'amour. 

L'anticipation de la douleur peut fortement diminuer le désir sexuel et réduire le niveau d’excitation et, de ce fait, la lubrification vaginale. Du coup, l’inconfort et la douleur seront amplifiés durant le rapport sexuel. C’est alors un véritable cercle vicieux que vit le couple. Chez certaines femmes, il arrive qu'un vaginisme (secondaire) s'installe progressivement tant l'anticipation de la douleur est forte. En fonction de la durée de la dyspareunie, de la manière dont il est apparu, de l'histoire personnelle de la femme et du comportement du partenaire, toutes les configurations sont possibles, comme dans n'importe quel autre trouble sexuel : absence de désir, dégoût ou peur de la sexualité, conflits conjugaux, frustration, dévalorisation de soi, perte de confiance, etc.  

 

 

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