Imprimer

Témoignages

Témoignages

 

 

Lors d’un rapport sexuel, j’ai très mal. Plus précisément, c’est lorsque mon conjoint essaye de me pénétrer, que c’est très douloureux. Je me souviens des premières fois… Ça coinçait systématiquement à l’entrée du vagin. Lui-même ne comprenait pas pourquoi c’était aussi fermé. Comme si j’étais verrouillée de l’intérieur, cadenassée presque. Pourtant, nous nous entendions si bien au quotidien. 

Lucie

 

Au moment où le coït est anticipé, je ne contrôle plus rien, comme si mon petit ami devenait pour moi un étranger. Mes jambes tremblent et se referment toutes seules, mon cœur bat la chamade, mon visage se crispe, les larmes me montent aux yeux et je le repousse. Cela me paraît surréaliste, j’aime cet homme, il est très doux, je suis consentante et tout se passe bien pendant les préliminaires… Quel est le problème alors ? Dès qu’il se rapproche de moi pour tenter de me pénétrer, je réagis comme si je me faisais violer. C’est très déroutant pour tous les deux. 

Paula

 

Lorsque mon compagnon tente de me pénétrer, c’est horrible. Je sens que je suis vraiment très contractée en bas et complètement fermée. Pourtant, il est tendre, compréhensif et patient. Le problème ne vient pas de lui. C’est moi qui n’arrive pas à contrôler ma peur, même avec la plus grande des volontés. Je tremble comme une feuille. J’admets et je sais rationnellement que c’est une peur irraisonnée, excessive et surtout non justifiée. Des jeunes filles, parfois des adolescentes font l’amour sans en faire toute une montagne et n’en sont pas mortes. Pourquoi chez moi, cette peur est aussi exagérée ? Là est toute la question et encore aujourd’hui, je n’ai pas de réponse évidente. Personne n’est au courant dans mon entourage, ni amical ni familial. Et puis, qui comprendrait ? Moi-même je ne le comprends pas. Qui comprendrait que je suis en couple depuis 3 ans, mariée de surcroît, et que je n’ai jamais réussi à avoir une pénétration normale, avec un homme que j’aime pourtant ? Qui comprendrait aussi que mon mari ait patienté autant de temps ?

Amel

 

À force d’essayer et de ne pas réussir à faire comme tout le monde, mon moral en a pris un sacré coup. J’ai été touchée dans ma féminité, dans ce qu’il y a de plus intime en moi. Surtout que je n’avais jamais entendu parlé de ce blocage auparavant. Et puis, je pensais ne pas avoir de souci avec le plaisir et le désir. Le sexe quoi ! Au début de notre couple, frustrée et en colère contre moi-même, j’ai essayé de demander à mon compagnon de me laisser et d’aller voir ailleurs. Quelle aurait été notre avenir si ce qui devait nous réunir nous faisait autant souffrir. Quel avenir pour un couple sans sexualité ? Lui, est resté. Je l’en suis éternellement reconnaissante. Au fil du temps, nous avons trouvé d’autres parades pour faire l’amour autrement, à notre manière, mais sans jamais plus retenter la pénétration. La question est revenue sur le tapis, au bout de 3 ans, lorsque nous avons voulu avoir un enfant.

Karine

 

Lorsque je suis confrontée à la pénétration, mon corps réagit, dans l’immédiat et de façon instantanée : je suis un peu comme en état de survie. C’est fou ; j’ai peur comme si un danger de mort s’approchait de moi. Je me contracte, je transpire, je tremble de partout, je balbutie… J’en pleure même. Je vois bien que mon compagnon a de la peine pour moi, il essaye de me rassurer comme il peut. Mais rien à faire : mon sexe est comme barricadé ! Comme si l'entrée était bloquée, que c'était trop serré. J’ai mal, j’anticipe la douleur et les muscles entourant mon vagin se contractent, interdisant le passage. C’est systématique, comme un réflexe. Après quelques essais non-concluants, on a fini par repousser le problème ; “on verra plus tard”. Je redoute tellement le coït que je suis dans l’évitement le plus total. Ne pas pouvoir contrôler une partie de son corps, c’est vraiment une souffrance horrible.

Amandine

 

J’ai sincèrement envie d’y arriver, mais la peur d’avoir mal est plus forte. Quand mon mari se met sur moi, je suis paniquée, même si j’essaye vraiment de me concentrer et de faire le vide. Dès qu’il s’approche de mon sexe, je sursaute de peur. Même mon propre doigt, c’est inenvisageable. Je ne sais pas comment cette idée s’est ancrée dans ma tête, mais j’ai toujours l’impression que mon vagin est trop étroit et que le sexe de mon homme doit perforer quelque chose, un hymen trop épais peut-être, pour créer une sorte de passage. Un peu comme un marteau-piqueur. 

Sonia

 

 

Un cercle vicieux ►